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Coaching... ou pas coaching ?

C’est quoi le coaching ?


Répondre à cette question commence souvent par une définition. Je vous proposerai la mienne dans quelques instants pour planter le décor.


Mais dans cet article, ce qui m’intéresse surtout c’est de poser les 3 balises qui délimitent le terrain de jeu du coaching.


Ces 3 balises vous permettront, en tant que coach, de savoir clairement si votre séance était réellement un coaching ou pas, de vous évaluer et de corriger le tir le cas échéant.


Ces balises en tête à chaque séance vous garantiront de servir au mieux votre client.


Elles permettront par la même occasion pour les coachés d’évaluer si l’accompagnement proposé est du coaching ou pas...


La définition


Le coaching est un processus dans lequel un coach professionnel travaille avec un client pour l’aider à atteindre ses objectifs personnels ou professionnels.

Le coach est formé pour poser des questions, écouter et donner des feedbacks afin d’aider le client à prendre conscience de ses forces, de ses faiblesses et de ses aspirations. »


C’est lors de cette formation qu’il va développer toute une série de compétences qui lui permettront de rester dans le terrain de jeu du coaching.


Un questionnement 'Corps-Coeur-Tête-Esprit' (dont je ne parlerai pas dans cet article) augmentera l'impact du questionnement du coach.


Ne s’improvise pas coach qui veut...


Prétendre le contraire, c’est faire preuve du fameux point zéro dans le cycle de l’apprentissage « l’incompétence inconsciente ».


1ère balise : Un objectif


« Pas de bras, pas de chocolat » !


C’est la même chose pour le coaching :

« Pas d’objectif, pas de coaching ».


Si, à priori, cela semble évident d’un point de vue intellectuel, dans la pratique, cela ne semble pas évident du tout.


Dans les enregistrements des candidats coachs que j’écoute dans le cadre de notre école de coaching, je constate que des séances entières se construisent sans qu’un objectif soit (clairement) déterminé.


Le piège n°1 pour le coach est de saisir un semblant d'objectif qu'il attrape au vol, n'approfondit pas et dans lequel il plonge tête baissée en entraînant son coaché sans même le valider.


Or, un objectif clairement déterminé et validé par le coaché est le premier gage de réussite pour votre client.


Tant que votre client ne sait pas clairement ce qu’il veut VRAIMENT et tant que le coach n’en a pas une image mentale claire, cela ne sert à rien d’aller plus loin.


Une séance où l’objectif n’est pas clair n’est pas du coaching : c’est une DISCUSSION !


Oui, c’est une simple discussion, comme votre client pourrait en avoir avec ses copains et copines...


Les symptômes les plus visibles sont :

- l’impression de tourner en rond

- et le manque d’énergie du coaché et du coach


C’est plat, c’est fade et cela ne ressemble à rien... en tout cas pas à du coaching.


Toute la difficulté de cette première balise est d’être sur le bon objectif :


- L’objectif doit donner de l’énergie au client. Il ne doit pas y aller : il le VEUT ! En tant que coach, ne valider pas l’objectif du coaching tant que vous n’avez pas les signaux verbaux et non verbaux que vous y êtes ! Vous devez capter cette volonté d’y aller.


- L’objectif doit être écologique. C’est-à-dire qu’il doit être juste pour votre coaché. Juste dans le timing, juste dans ses valeurs, juste dans l’impact pour lui et pour ses proches.


- Il doit y avoir un enjeu dans l’atteinte de cet objectif. Cet enjeu peut d’ailleurs donner de l’énergie à votre client. Il faut que le fait de ne pas atteindre cet objectif aie un impact assez fort sur votre client ou sur ses proches : il a plus intérêt à se battre pour y arriver que de ne rien faire.


- Les critères de réussite de l’objectif doivent être posés clairement. Ils permettront de savoir à chaque instant où vous en êtes par rapport à l’objectif de coaching et vous permettront de clôturer facilement le coaching dès que les critères de réussite sont validés.


Dans cet article, je n’irai pas plus loin et n’aborderai par exemple pas les conditions de bonne formulation d’objectifs enseignés lors de votre formation en coaching.


2ème balise : Une prise de conscience


Votre coaché a décidé de se faire accompagner car il n’arrive pas ou il lui semble difficile d’atteindre son objectif seul.


Et s’il n’y arrive pas ou si cela lui semble difficile, c’est parce qu’il reste enfermé dans son cadre, dans son mode de pensée, dans sa carte du monde.


Autrement dit : tant que sa carte du monde reste la même, il ne pourra pas trouver de nouvelles possibilités d’atteindre son objectif.


Soyez persuadés qu’avant de décider de payer un coach, il a :


- Réfléchi à toutes les solutions qu’il connaissait déjà


- Eu les conseils de ses proches qui ne l’ont pas plus aidé que cela.


J’en profite d’ailleurs pour vous glisser à l’oreille qu’il y a beaucoup de chances que vos conseils ne l’aident pas plus... à moins que vous soyez un expert et dans ce cas, arrêtez le coaching et prenez votre casquette de consultant ;-)


« Pas de prise de conscience, pas de coaching ! »


Une séance où le coach ne cherche pas à ce que son coaché fasse des prises de consciences, c’est de la CONSULTANCE !


En tant que coach, vous êtes l’expert du questionnement et vous êtes persuadé que votre coaché est l’expert de sa vie avec toutes les ressources nécessaires pour atteindre son objectif.


Votre questionnement va permettre au coach d’ouvrir sa carte du monde !


Mais qu’est-ce que cette fameuse carte du monde ?


C’est la perception qu’a le coaché sur lui-même, sa réalité, son environnement.


Cette perception s’est construite sur base de la manière dont il a vécu et dont il perçoit aujourd’hui son passé.


Et c’est avec cette perception qu’il envisage et va construire son futur...


Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que sa carte du monde est construite sur les PERCEPTIONS qu’il a de son passé et non pas sur son passé dans toute sa réalité.


Ce que le coach ne doit pas perdre de vue, c’est que cette perception s’est construite sur base d’une sélection d’évènements, d’une distorsion de ces évènements et de beaucoup de généralisations.


Sur le schémas ci-dessus, vous voyez une ligne du temps. Les "X" sont les moments que le coaché a sélectionné dans un angle très restreint de "la réalité". Ce sont ces éléments qui vont construire sa carte du monde avec laquelle il se limite dans la projection de son futur.


Si la perception que j’ai de moi aujourd’hui est que je n’ai pas confiance en moi, cette perception s’est construite sur base d’une sélection d’évènements où je n’ai pas eu confiance en moi que j’ai ‘distordu’ pour qu’ils prouvent vraiment que je n’ai pas eu confiance en moi et que j’ai généralisé à toute ma vie.


Et quand votre client répond à vos questions, il va y répondre avec toutes ses sélections, distorsions et généralisations qui constituent sa carte du monde.


Et tant que vous n’aurez pas modifier cette carte du monde, le coaching restera enfermé dans la carte du monde du coaché.


L'objectif du coach est d'élargir sa carte du monde en allant chercher d'autres évènements qui se trouvent en-dehors de son champ de vision actuel.


En sélectionnant dans son passé, d’autres moments, d’autres ressources, il va élargir sa carte du monde et le coaching élargira le monde des possibles pour son futur et son objectif.



Ce changement de carte du monde est à l'origine de la prise de conscience dans le présent. C'est grâce à cette prise de conscience que le coaché va pouvoir se projeter différemment dans son futur.


Dans les enregistrements que j’écoute dans le cadre de la formation en coaching, je constate que le piège du coach (riche en apprentissage cela dit) est de partir chercher des solutions, des actions avant même que le client n’ait eu une vraie prise de conscience.


Le symptôme reconnaissable est que le coaché va rester dans les solutions qu’il a déjà envisagées et que le coach se transforme en consultant en tentant de prodiguer des conseils et des solutions innovantes (venant de sa propre carte du monde).


3ème balise : Des actions


Cette balise est l’essence même du coaching : mettre votre client dans l’action.


« Pas d’actions, pas de coaching. »


Une séance sans accord sur les actions à mener par le coaché, ce n’est pas du coaching : les décisions qui ne sont pas transformées en action restent du rêve !


Dès la prise de conscience faite, le coach emmène son client dans un brainstorming de ce qui est maintenant possible.


Maintenant que sa carte du monde est ouverte : quelles sont les nouvelles possibilités pour le futur ?


Qu’est-ce que cela change pour son futur ?


Une fois un maximum de possibilités déposées sur la table, le coaché choisit l’action concrète qu’il va mettre en place d’ici la séance suivante.


Cette action réalisée va permettre au coaching de ne pas tourner en rond, de voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas afin qu’à la séance suivante, le coaché et le coach puissent avancer sur ce qui ne fonctionne pas encore avec un nouvel objectif de séance à la clé.


La vraie réussite d’un objectif s’atteint en essayant des choses, en se trompant, en corrigeant et en mettant en place de nouvelles actions.


C’est le processus naturel d’apprentissages... et de coaching.


Conclusions


Le respect de ces trois balises dans la structure de vos séances vont vous permettre en tant que coach d’être dans le juste positionnement et d’ancrer chez votre coaché des apprentissages durables beaucoup plus profondément.


Elles nécessitent l'intégration des compétences essentielles nécessaires à chaque coach qui s'acquièrent lors de votre formation mais aussi et surtout lors de votre pratique !


Je vous souhaite de beaux vrais coachings !

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